« Carpe Diem » Horace

« Carpe Diem » Horace

Quoi ?

Traduite approximativement en français par « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain », l’expression « Carpe diem » a été comprise comme une incitation à une vie de débauche.
En réalité, le poète latin Horace faisait allusion à la philosophie d’Epicure : contrairement à ce que l’on pourrait penser, un épicurien n’est pas celui qui prend son pied à table comme au lit, mais un sage ascétique qui associe plaisir et vertu !

Qui ?

Epicure ! Ce philosophe grec a fondé en 306 av. J.-C. à Athènes l’école du Jardin.
Le Jardin était un endroit serein, un refuge contre les agitations du monde où il vivait avec ses amis-disciples. Epicure l’avait ouvert à tous : hommes, femmes, prostituées, esclaves…
Le Jardin ne se limitait pas seulement à un cadre de vie, il symbolisait la philosophie d’Epicure, simple comme un jardin.

Pourquoi ?

L’épicurisme est une tentative pour tranquilliser l’homme. Pour Epicure, il convient avant tout de ne pas souffrir, or l’humain qui ne se modère pas risque de souffrir de plus belle.

En modérant ses désirs, on ne souffre pas de ne pas atteindre toutes les satisfactions. Epicure a mené une vie très simple et n’a pas cessé de prêcher la modération.

Si l’épicurisme est bien la recherche du plaisir, il ne s’agit pas du plaisir voluptueux mais du véritable plaisir qui consiste en l’absence de douleur. La finalité de cette philosophie est l’ataraxie ou absence de troubles de l’âme.

Comment ?

Le plaisir est un signe de bonheur mais peut aussi être une prison dorée ! Epicure différencie donc les plaisirs naturels des plaisirs vains, d’opinion.
Seuls les plaisirs naturels sont sources d’un plaisir stable, exempt de souffrances, tandis que la poursuite des désirs vains conduit à l’insatisfaction.

Epicure distingue trois types de plaisir :
– les plaisirs naturels et nécessaires (manger quand on a faim, boire quand on a soif…) : ces plaisirs sont les meilleurs !
– les plaisirs naturels et non nécessaires (boire et manger avec raffinement ou au-delà du besoin) : ces plaisirs ne sont pas mauvais en soi s’ils sont consommés avec modération.
– les plaisirs non naturels et non nécessaires (l’ambition, l’amour des richesses et des honneurs) : ils naissent de mauvaises représentations comme l’envie de varier ou le souci de plaire et de dominer. A éviter absolument car facteurs de trouble !

Ce qui donne…

Pour éviter la plupart des douleurs, il suffit donc de se fier à mère nature, c’est-à-dire écouter les besoins du corps et ne pas désirer au-delà : manger, boire, dormir au sec. Quelque part, votre chat est un sage ascétique.

Flore Ville-Gilon

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