«  L’important n’est pas de vivre mais de vivre bien » Socrate

«  L’important n’est pas de vivre mais de vivre bien » Socrate

La mort de Socrate, tableau de Jacques louis DAVID (1787)
Le propos « Fuck off » prêté à Socrate n’étant pas attesté dans l’histoire de la philosophie, l’auteure de l’article en assume la responsabilité

Quoi ?

Ce que Socrate déclare à la fin de son procès pour expliquer à ses amis qu’il préfère boire la ciguë plutôt que de s’enfuir pour échapper à sa condamnation à mort !

Socrate a été déclaré coupable de « corruption de la jeunesse par un tribunal populaire. On lui reprochait d’enseigner des idées subversives…

Le philosophe exprime ici l’idée que ce qui donne du sens à la vie d’un être humain, c’est d’agir pour défendre ce qu’il croit bon, jusqu’à en mourir s’il l’estime nécessaire. Il ne s’agit donc pas simplement de vivre, mais de vivre « bien », c’est-à-dire par et pour des valeurs.

Socrate estimera bon de défendre cette idée au prix de son existence. Immortalisé par son élève Platon, le geste du maître restera inscrit dans les mémoires comme l’acte fondateur de la philosophie occidentale.

Pourquoi ?

Parce que vivre, c’est décider sans cesse du meilleur parmi plusieurs choix possibles. Comment le pourrait-on si on ne sait pas ce qu’est une vie bonne, par opposition à une vie néfaste, mais aussi à une vie « tout court » ou « sans plus »?

Socrate parle ici de « qualité de vie ». Pas au sens du confort matériel, bien sur ! Mais au sens éthique du terme : Nos valeurs nous font-elles vibrer ? Sommes nous capables d’agir pour ce que l’on juge être bon ? Si oui, c’est cela « réussir sa vie » pour un philosophe !

Pour Socrate, cette qualité spécifique de la vie humaine a un nom: l’éthique. Sans cette activité de jugement de ce qu’est le bien vivre, la vie humaine ne vaudrait pas d’être vécue, car elle se réduirait à la vie animale… ou à l’activité d’une machine !

Demandez à « Siri » ce qu’il pense de cette phrase de Socrate.
Il vous répondra: « Je ne suis pas sûr de comprendre. »
Pas bête la machine !… Mais pas humaine non plus !

image

Qui ?

Chacun, au travers de ses activités, peut être « humain » au sens de Socrate. Il s’agit non pas de faire les choses, mais de les faire bien, c’est-à-dire par et pour ce qu’on estime être le bien.

Socrate, et tous les grands hommes et femmes dont la vie fut dédiée à combattre au prix de leur vie pour ce qu’ils estimaient juste (Gandhi, Mandela,…).

Mais aussi les héros du quotidien, ceux qui défendent leurs convictions à leur mesure : tata Ginette qui recueille tous les chats errants du quartier, le voisin du dessus qui a dédié sa vie à la recherche médicale… Il n’y pas d’action éthique trop petite pour être insignifiante: les petits ruisseaux font les grandes rivières !

Comment ?

En se demandant en toute situation ce qui est le meilleur et en agissant pour que cela se réalise. Dit autrement, en vivant selon ses valeurs.

Par exemple : « Si l’argent ne fait pas votre bonheur, c’est que vous ne le dépensez pas bien ! »
Voici une intéressante réécriture du dicton populaire selon lequel l’argent ne fait pas le bonheur.  Libérer du temps pour soi ou pour les autres, pour faire plaisir, pour se rendre utile, voilà des usages « éthiques » de l’argent qui créent du bien vivre ! Sans cet art de vivre bien, l’utilité de l’argent pour la réalisation du bonheur décline furieusement au delà d’un seuil (situé aux alentours de 75000 $/an selon certaines études).

image1

Sans éthique comme art de vivre bien, l’argent ne rendrait pas heureux, parce qu’on ne le gagnerait et/ou ne le dépenserait pas « bien » !
Source: http://sametmax.com/comment-le-revenu-de-base-inconditionnel-pourrait-maximiser-le-bonheur/

Ce qui donne…

L’important, ce ne sont pas les idées, c’est comment elles nous font vibrer et nous dépasser !

Aline Espinassouze

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

Un commentaire sur “«  L’important n’est pas de vivre mais de vivre bien » Socrate

  1. L argent ne fait pas obligatoirement son propre bonheur, dès lors que l on a dépassé un certain seuil « vital », cela me semble juste. Donc oui à la courbe … Sauf que … En revanche, il peut servir à aider ne serait ce qu un peu, à construire celui d autres, par exemple en leur permettant d atteindre ce seuil « vital ». Et cela constitue potentiellement une grande et inépuisable source de bonheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *