« A quoi sert finalement la philosophie ? A apprendre à penser, à apprendre à vivre » – Interview d’Anne Mikolajczak et de Luc de Brabandère

Comment rendre la philosophie plus accessible à tous et la faire sortir de sa tour d’ivoire ? Comment permettre à chacun de s’orienter dans le vaste monde des idées ? De plus en plus de philosophes portent cette volonté d’amener la pensée à la portée de chacun, dans les entreprises et plus généralement dans la cité. La philosophie porte en elle les clefs pour mieux comprendre notre monde et prendre des décisions éclairées : des enjeux plus que jamais centraux dans nos sociétés qui ne cessent de gagner en complexité. Aussi, loin d’être tombés en désuétude, les grands penseurs continuent aujourd’hui de prouver toute leur actualité et leur utilité.

Afin d’approfondir ces questionnements, nous avons rencontré la philologue Anne Mikolajczak et le philosophe Luc de Brabandère, qui collaborent ensemble depuis de nombreuses années afin d’amener la philosophie hors des sphères académiques. A travers leurs parcours et leurs multiples initiatives de ces dernières années, nous explorons avec eux la variété des moyens par lesquels la philosophie peut éclairer tout un chacun au quotidien.

La Pause Philo : Anne Mikolajczak, vous êtes philologue de formation. Pourquoi vous êtes-vous tournée vers la philosophie ?

Anne Mikolajczak : Il faudrait plutôt me demander pourquoi j’y suis revenue. J’avais en effet entamé des études de philosophie mais, assez vite, j’ai été rebutée par le jargon de certains philosophes (qui ne se comprennent qu’entre eux) et par une discipline qui me semblait détachée du réel. Lorsque j’ai entamé mes études universitaires, il y a de cela plus de 50 ans, la philosophie faisait un peu peur.  Avec ses concepts abstraits et son langage compliqué, voire obscur, elle semblait réservée à une élite, isolant les philosophes dans une discipline réputée hautement intellectuelle.

Je me suis donc tournée vers la philologie romane : la langue, le langage, les mots, la littérature surtout avaient pour moi plus de lien avec la réalité, la densité et la diversité de l’existence. Je ne regrette pas mon changement de cap de l’époque mais suis revenue à la philosophie, avec Luc, en autodidacte.

J’ai renoué avec une discipline qui a évolué dans un sens qui me parle beaucoup plus.

Car aujourd’hui, si la philosophie va toujours de pair avec la rigueur et l’élévation de la pensée, elle s’est « démocratisée », « popularisée » dans le bon sens du terme. Les philosophes étudient les formes de vie ordinaire, questionnent des composantes du réel, donnent corps et vie à leurs concepts, en les incarnant par exemple dans des personnages comme Michel Serres avec Petite Poucette, en partant du vécu humain comme Pascal Chabot quand il aborde la question du burnout.

En prise directe sur la réalité de leur temps, plus abordables et plus « concrets », peut-être sous l’influence des femmes, très présentes par exemple dans la philosophie de l’environnement comme notre compatriote Isabelle Stengers, ils rejoignent les préoccupations et les aspirations de leurs contemporains.

LPP : Luc de Brabandere, au début de votre carrière vous étiez responsable du service informatique au sein d’une banque. Pourriez-vous nous parler de votre parcours et de votre rencontre avec la philosophie ?

Luc de Brabandere : J’ai fait Polytechnique, option informatique, mais à l’époque, il n’y avait pas d’ordinateurs individuels ! J’ai appris la science de la modélisation, de l’abstraction, des mathématiques appliquées, ce qui était assez intuitif. Je suis par la suite entré dans une banque, comme pratiquement toute ma promotion, car ils engageaient alors beaucoup d’informaticiens. J’aimais bien cette vie, mais j’avais une passion pour la créativité et les idées qui grandissait en moi. J’ai publié durant cette période Le Latéroscope. Systèmes et créativité, préfacé par Joël de Rosnay.

Puis, j’ai eu une crise de la mi-vie à 40 ans, où j’ai décidé de tout quitter. Je n’étais pas du tout malheureux, mais j’étais en manque : je voulais penser plus et faire penser les gens. Pour paraphraser Nietzsche, « il faut devenir ce que l’on est ». Je voulais faire de la philosophie en entreprise, sans savoir ce que c’était. Je suis donc retourné à l’école, où j’ai fait neuf ans de philosophie. J’avais 42 ans, de salarié je suis devenu indépendant. Je n’ai pas fait demi-tour, j’ai poursuivi ma route. Au fond, les mathématiques appliquées étaient déjà sans le savoir les formes de l’abstraction que l’on retrouve dans la philosophie.

Ouvrir les savoirs académiques aux professions de terrain

LPP : À quel moment avez-vous commencé à philosopher ensemble ? Pourriez-vous nous en dire plus sur vos approches et méthodologies ?

AM : Nous avons commencé à philosopher ensemble il y a une vingtaine d’années quand Luc m’a demandé de l’aider à structurer son cours « Approche philosophique de la stratégie et de l’innovation », donné à la Louvain School of Management. Avant cela, il avait créé l’association Philosophie et Management avec quelques amis managers et philosophes.

Nous partageons l’un et l’autre la passion de la vulgarisation et voulons contribuer à faire descendre la philosophie sur terre. En cela nous serions plutôt aristotéliciens que platoniciens… C’est ce qui nous a guidés dans la rédaction de notre dernier livre Les philosophes dans le métro, qui propose un voyage en philosophie à la rencontre des grands penseurs de la civilisation occidentale, philosophes mais pas seulement : on y trouve aussi des économistes, des sociologues, des scientifiques, des linguistes, des psychologues, et même des artistes. Une approche pluridisciplinaire qui construit des ponts entre les connaissances, montre les filiations, de manière visuelle et ludique.

LdB : C’est toujours difficile de décrire une amitié, de quoi elle est faite ! Je parle avec Anne depuis mon premier livre, et nous avons continué de travailler ensemble depuis. Notre complémentarité est apparue très vite, nous fonctionnons très bien ensemble. J’ai tendance à partir trop dans les sciences tandis qu’Anne est littéraire, je suis plus “business” tandis qu’elle a travaillé plutôt dans des cabinets politiques… Lorsque l’on travaille depuis longtemps avec quelqu’un, on devient très efficace et on gagne beaucoup de temps. Nous avons signé quatre livres en collaboration, mais Anne m’a aidé dans tous les autres. Je crois aussi qu’elle m’a appris à écrire, à sortir de mon côté ingénieur.

J’ai la conviction profonde que les organisations ont besoin de philosophie, et qu’il fallait un lieu pour se faire rencontrer entreprises intéressées et philosophes compréhensifs. J’ai donc fondé il y a environ 20 ans Philosophie et Management, puis je me suis retiré pour laisser la place à d’autres, notamment Laurent Ledoux qui en est désormais la locomotive.

LPP : Qu’est-ce que pour vous la philosophie appliquée ?

AM : La philosophie appliquée, c’est justement la philosophie qui tente de sortir d’elle-même pour intégrer des champs de questionnement que lui donne la réalité historique, sociale, culturelle, intellectuelle ou artistique, politique, économique.

C’est la philosophie qui se rend utile en fournissant des outils de pensée, des points d’appui solides, pour prendre du recul, argumenter, débattre, clarifier le sens des mots, le sens des actions, une philosophie qui loin d’être une vaine spéculation, nous donne des armes pour penser le monde autrement.

LdB : J’ai fait toute ma carrière dans des entreprises et je vois très bien en quoi la philosophie peut-être utile, plutôt qu’appliquée. Dans les entreprises, la gestion se fait par les chiffres avec l’informatique, la comptabilité… C’est lorsqu’il y a des choses importantes qui ne sont pas chiffrables, telles que l’éthique, la responsabilité, l’image de marque, ou encore la créativité, que les patrons peuvent être pris au dépourvu. Il y a par exemple en France la loi PACTE qui permet aux entreprises de définir une raison d’être, mais beaucoup d’entre elles ne savent même pas par où commencer la réflexion. Dans le même temps, dans la partie chiffrée de la gestion d’une organisation, nous disposons de moins en moins de possibilité de se battre contre nos concurrents, puisque tout le monde utilise les mêmes outils. On se bat désormais sur des concepts, des valeurs, une image de marque, ce qui déplace le champ de la concurrence vers une partie non-chiffrée. Entre Peugeot et Renault, je ne crois pas que les prix soient déterminants pour acheter une voiture, nous achetons plutôt par rapport à ce que à quoi nous associons les marques.

C’est alors qu’intervient la philosophie, comme l’outil de la rigueur lorsqu’il n’y a pas de chiffres. Pour reprendre Alain, philosopher c’est d’abord l’art de définir, et cela constitue une partie majeure de mon travail. Philosopher en entreprise, c’est lutter contre le café du commerce, et cela commence par poser des définitions, des critères. J’ai eu le privilège d’être associé durant 10 ans au BCG, un cabinet international de conseil en stratégie, où je n’ai pas utilisé les chiffres pour exercer mon métier de consultant. Il ne s’agit pas de dire aux clients quoi penser, mais comment penser. En entreprise de nombreux mots sont utilisés n’importe comment, on confond luxe et confort, innovation et créativité… En interrogeant les mots de l’entreprise, en luttant contre les faux synonymes, je leur permets de commencer une réflexion et me rends ainsi utile.

Le philosophe dans la cité

LPP : Comment envisagez-vous le rôle du philosophe à l’époque contemporaine ? Quels sont ses engagements et ses rapports avec les institutions et avec les « gens » ?

AM : Le philosophe dans la « cité », sans être le roi-philosophe de Platon, se doit d’éclairer les grandes transformations du monde actuel en s’ouvrant à d’autres disciplines, en traversant les frontières entre sciences exactes et sciences humaines, institutions académiques et médias. Car il y a une réelle demande du public que l’on peut expliquer par la disparition des grandes idéologies et des grandes utopies, le recul du religieux, le besoin de trouver du sens dans un monde incertain, injuste et chaotique, un monde qui pose des questions existentielles majeures.

  • A l’heure du creusement des inégalités, qu’est-ce qu’une société juste ?
  • A l’heure des réseaux sociaux et des fake news, qu’est-ce que la vérité ?
  • A l’heure des restrictions de mouvement et de rassemblement, qu’est-ce qu’être libre ?
  • A l’heure de l’IA et des algorithmes, qu’est-ce que penser ?
  • A l’heure du réchauffement climatique, qu’est-ce qu’être responsable ?

Le philosophe se doit d’essayer de répondre à ces interrogations, en s’appuyant sur le formidable patrimoine de la culture occidentale. Ce faisant, il contribue en même temps à réactualiser, remettre à l’honneur la pensée des géants de la philosophie et à rendre leur art de penser plus accessible, sans pour autant sacrifier à leur exigence.  Il suffit de reprendre les quatre grandes questions de Kant : que puis-je connaître ? (entre le réel et le virtuel, le vrai et le faux) Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Qu’est-ce que l’homme ?  Elles sont d’une grande actualité.

LdB : Nous avons tous un côté “citoyen”. Je crois que le grand problème de la Belgique et de la France est l’ancienneté de leurs institutions, qui fonctionnent depuis plus de soixante ans selon les mêmes catégories. Ce modèle a permis une grande prospérité, les boomers ont connu une époque incroyable, mais ce système est tous les jours un peu moins juste. Mon rôle dans la société est celui-ci, permettre d’inventer, de créer de nouvelles catégories.

Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, les entreprises ont évolué, la fiscalité et les syndicats ne fonctionnent plus. Ces structures se sont construites autour d’un projet, qui est aujourd’hui oublié. Par exemple, quel est le projet d’un syndicat aujourd’hui : lutter contre le chômage, augmenter le salaire de ceux qui sont syndiqués ? Quelle est la place pour les indépendants dans ce contexte ? Et quel est le projet de l’Europe, éviter une troisième guerre mondiale, avoir une monnaie commune ? Si l’on ne sait plus répondre, que l’on n’a plus de projet, nous perdons également les outils de la décision.

Rendre accessible la philosophie

LPP : Communication et philosophie : comment peuvent-elles faire bon ménage ?

AM : Communication et philosophie font bon ménage quand on invite sur les plateaux de télévision un philosophe charismatique comme Michel Serres ou d’excellents vulgarisateurs comme André Comte-Sponville ou Luc Ferry. Ils donnent envie de découvrir la discipline. Elles font également bon ménage quand des revues comme Philosophie Magazine ou Sciences Humaines abordent de grandes questions contemporaines sous l’angle philosophique. Cafés philo, ateliers de philosophie pour les enfants, des initiatives comme La Pause Philo, contribuent aussi à établir une meilleure communication entre philosophes et citoyens.

LdB : Communication et philosophie devraient faire bon ménage, mais ce n’est pas toujours le cas. Une majorité des philosophes sont illisibles, même les grands. Kant est illisible, en lisant Heidegger on se demande s’il ne se moque pas de nous. Il y a une communication indispensable pour traduire des penseurs qui ne savent pas s’exprimer envers ceux pour qui leurs idées sont utiles. Je suis un vulgarisateur, ce qui consiste à trouver la bonne manière de faire passer des concepts complexes vers des gens qui ne veulent rien de compliqué. J’ai toujours ce souci du « client », de ce dont le lecteur a envie et ce qu’il est capable de lire, ce qui implique parfois de renoncer à mettre certaines choses dans mes livres. L’initiative “Les Philosophes dans le métro” incarne ce en quoi je crois. Même si les académiciens n’aiment pas beaucoup, je crois être utile. Nous n’empêchons personne d’aller à la faculté de philosophie, au contraire nous faisons leur publicité !

LPP : Concernant votre projet « Les philosophes dans le métro », en quoi cet ouvrage et son site internet diffèrent d’un manuel classique ?

AM : Sorti à l’automne 2019, notre livre diffère des autres ouvrages de vulgarisation philosophique dans le sens où il propose une cartographie des savoirs, un plan de circulation dans la ville des concepts. C’est une manière d’échapper à la rigidité des catégories habituelles, chronologiques ou thématiques et de mettre en avant les hommes et les passerelles qui relient les connaissances entre elles.

Il est couplé à un site internet qui permet de circuler sur le métro de façon interactive et renvoie aux archives de la revue Sciences Humaines avec laquelle nous avons conclu un partenariat. Pour animer le site, nous proposons pour le moment, via la newsletter mensuelle Culture de Sciences humaines, des itinéraires, des balades thématiques (par exemple l’argumentation, la technologie …). Nous pensons aussi à créer des jeux, inviter à imaginer des dialogues entre des philosophes qui entretiennent une controverse, comme Platon et Aristote, Russel et Wittgenstein, Piaget et Chomsky, Popper et Kuhn, Parménide et Héraclite.

LdB : Nous voulions surtout faire en sorte que le livre devienne un site internet, ce qui permet au projet d’être mouvant. Nous nous amusons beaucoup sur ce site, nous prévoyons d’allonger des lignes, de faire un tramway, un métro aérien…  L’idée m’est venue il y a 10 ans en enseignant la philosophie chez les ingénieurs, je n’arrivais pas à structurer mon cours, je ne voulais pas de début ou de fin. Cette gigantesque métaphore permet de répondre à l’impossibilité de faire des catégories de philosophes, et s’avère être un média extrêmement fécond pour porter de nombreux messages sans trancher les questions difficiles. Il n’y a pas besoin de choisir par quoi commencer, le voyageur peut aller où il veut. Nous avons embarqué l’équipe de Sciences Humaines, qui a été séduite, et nous développons le métro via l’accès aux archives du magazine et sa newsletter Culture.

LPP : Fin août 2020, vous avez animé le séminaire « Apprendre à penser avec Platon et Aristote ». Quels étaient les enjeux et les objectifs de la rencontre ?

AM : L’enjeu était de proposer une initiation à la philosophie à un public curieux (alumni de différentes facultés de l’université de Louvain, de tous âges) et demandeur d’en savoir plus.  A l’école nous avons appris la géographie, l’arithmétique, le français ou encore la chimie. Mais avons-nous été initiés à l’art de penser ? Ce n’est pas si sûr. Ce séminaire de l’AILouvain proposait de remonter aux origines de la philosophie occidentale. Platon et Aristote étaient en désaccord sur beaucoup de choses mais ils ont néanmoins construit l’échiquier sur lequel aujourd’hui encore l’exercice de la pensée se déploie.

A quoi sert finalement la philosophie ? A apprendre à penser, apprendre à vivre. Nous essayons de faire en sorte que le citoyen de ce début de 3e millénaire, qui cherche des appuis et des repères pour saisir ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde, découvre ou redécouvre l’apport de la philosophie comme art du questionnement, développement de l’esprit critique, entraînement à clarifier le langage, à utiliser les mots justes. Mais surtout la joie de penser, le plaisir de comprendre qu’elle procure.

Notre séminaire a rencontré un franc succès. Les participants l’ont qualifié d’ inspirant, de « grand bol d’air cognitif », d’« occasion de pratiquer la pensée critique », de « nouvelle vision sur le monde », de « feu d’artifices d’idées et de nouveautés ».

LdB : En Belgique il y a très peu de culture philosophique comparé à la France, on ne l’enseigne pas à l’école. Ce séminaire est né d’une demande qui m’a été faite de partager les fondements de cette discipline. Je crois que partir de Platon et Aristote est un bon point de départ : en quoi deux philosophes en désaccord peuvent nous être utiles ?

LPP : Quels sont vos projets en cours et à venir ?

AM : Nous devions redonner ce séminaire à deux reprises avec l’AILv, mais, crise sanitaire oblige, nous avons dû le reporter et espérons pouvoir le reprendre en mai-juin. Notre souhait est d’affiner son contenu et de le proposer à d’autres publics et organisations, par exemple au sein des organes de l’enseignement, en espérant contribuer ainsi à ce que l’on donne une vraie place à la philosophie dans les programmes scolaires. Celle-ci, comme l’a dit Luc, n’a pas du tout dans notre pays la place qu’elle a en France.

Un autre projet est d’approfondir notre collaboration avec la revue Sciences Humaines, avec l’ambition de faire du site les philosphesdanslemetro.com un site de référence pour la vulgarisation de la philosophie.

Enfin, nous avons aussi le projet, avec la plateforme d’e learning Coorpacademy, de concevoir un cours d’initiation à la philosophie pour les managers, après les trois autres cours que nous avons réalisés avec eux sur les biais cognitifs, la créativité et l’art de l’argumentation.

LdB : J’ai sorti en janvier dernier Petite philosophie des arguments fallacieux. Et nous travaillons pour le moment à la rédaction d’un livre en lien direct avec notre séminaire « Apprendre à penser avec Platon et Aristote », dont la publication est prévue à la rentrée de septembre.  Mes projets restent les mêmes depuis 10 ans : vulgariser la philosophie de manière joyeuse et utile. La nécessité de donner mes cours et conférences en visioconférence m’oblige à passer dans une réinvention du métier et de continuer à m’améliorer. Je suis un enfant de Michel Serres (avec un biais plus important vers l’entreprise), je partage son impératif d’optimisme !

 

Pour aller plus loin :

Le site des Philosophes dans le métro

Le dernier livre de Luc de Brabandère, Petite philosophie des arguments fallacieux

 

Une interview réalisée par Costanza Tabacco Toutes ses publications

Et Marianne Mercier Toutes ses publications

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