« Demeure le moins possible assis. » Nietzsche

« Demeure le moins possible assis. » Nietzsche

« Demeure le moins possible assis : ne prêter aucune foi à aucune pensée qui n’ait été grand air, dans le libre mouvement du corps, à aucune idée où les muscles n’aient été aussi de la fête. (…) Etre cul de plomb, je le répète, c’est le vrai péché contre l’esprit. »

Quoi ?

Le bon conseil de Nietzsche, non pas pour perdre du poids après les fêtes, mais pour penser sainement !
Marcher, bouger, prendre l’air, écouter ses tripes, se connecter à son instinct. Voilà ce qu’on devrait faire pour mettre son esprit à la fête.

Quand on songe au nombre d’heures passées assis sur une chaise, depuis l’école jusqu’au bureau, on se dit qu’on a tout faux !

Selon Nietzsche, la lourdeur du style de pensée allemand – de l’imposante cathédrale philosophique de Kant à la chevauchée des Walkyries de Wagner, proviendrait… d’une alimentation trop riche en patates et en saucisses !

Pourquoi ?

Parce que la saine pensée est indissociable de la santé du corps. Connecter son cerveau à son instinct permet de penser en augmentant notre vitalité.

Au contraire, scinder la pensée du corps conduit à élaborer des idées que Nietzsche qualifie de « nihilistes », entendez des idées nocives. Les pensées nihilistes entravent notre vitalité parce qu’elles dénigrent la vie telle qu’elle est au profit d’une idée de ce qu’elle devrait être.

La morale judéo-chrétienne qui condamne les plaisirs « terrestres » est un archétype de la pensée nihiliste, puisqu’elle dévalorise la vie telle qu’elle est au profit d’un idéal qui n’est pas de ce monde.

Qui ?

Nietzsche savait de quoi il parlait. Il faisait de longues marches quotidiennes, seul en montagne…

Dans un autre style, Aristote ne demeurait pas assis non plus. Il enseignait en marchant parce que, selon lui, l’esprit humain, comme tout ce qui fait partie du monde vivant, est mouvement, et plus précisément dynamique d’accomplissement.

L’école d’Aristote a été surnommée « école péripatéticienne », littéralement « de ceux qui marchent ». Bien longtemps après, ce terme ressurgit pour désigner… les prostituées qui arpentent le trottoir !

Comment ?

Idéalement, aller se dégourdir les jambes et s’aérer les idées dès que notre esprit rame. Mais aussi écouter ses intuitions dans les prises de décision, faire du sport pour évacuer le stress, respecter son rythme de sommeil, etc…

Beaucoup d’entre nous passent la majeure partie de leur temps de travail assis ! On peut quand même se connecter à son corps pour régénérer son mental : écouter de la musique/chanter en travaillant, s’étirer/se masser etc…

« Dupont, vous me sortirez ce rapport de 500 pages pour lundi sans faute ! – Ok chef, je pars faire un footing et on fait le point dans 2h ! »

Ce qui donne…

Pensez avec vos jambes pour faire danser vos idées !

Aline Espinassouze

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