« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. » – Héraclite

Quoi ?

Philosophe du 6ème siècle avant J.-C., Héraclite soutient que tout est en perpétuel changement. Il s’oppose à l’idée de permanence, d’essence et d’identité.

Il affirme le changement absolu : malgré les apparences, rien ne demeure identique mais tout se défait et se fait constamment.

Qui ?

La totalité de l’univers est concerné, les êtres vivants comme le cosmos !

Si Héraclite vous montrait une photo de vous en pleine crise d’adolescence, vous lui seriez reconnaissant d’émettre une telle théorie…

Pourquoi ?

Un fleuve n’est jamais le même car il s’écoule constamment et nous-mêmes sommes en constante évolution. Entre la première et la seconde baignade, l’eau et le baigneur auront tous deux changé !
Une chose n’est jamais elle-même mais est toujours en train de devenir autre chose que ce qu’elle est. 
Notre François national partagerait cette philosophie : le changement, c’est toujours maintenant !

Comment ?

Héraclite pense que le monde est changement. Son origine substantielle proviendrait de forces contraires constamment en lutte, comme la vie et la mort, le bien et le mal…
Les choses seraient le résultat d’un assemblage de ces forces, à jamais inachevé. Rien n’est donc plutôt ceci que cela, mais tout le devient.
La vie n’est que perpétuel devenir et le changement toujours recommencé, tel un big bang permanent.

Ce qui donne…

L’expression salutaire « c’est comme ça et puis c’est tout » tombe à l’eau !

 

Illustré par Emmanuel Constant pour La Pause Philo

 

Une citation décryptée par Flore Ville-Gilon Toutes ses publications

15 commentaires pour “« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. » – Héraclite

  1. Cette métaphore d’Héraclite, compare notre existence à un fleuve. On ne peut revivre sa vie, car le temps a passé et nous avons changé…
    Celui qui affirme refaire sa vie se trompe complètement, car il agirait exactement de la même façon avec les mêmes réussites et les mêmes erreurs. S’il veut vraiment changer, il faudrait qu’il renaisse à nouveau, car l’époque a changé, comme le cours d’un fleuve.
    Rien ne serait plus comme avant, dans son existence…

    1. Même dans le même lac, on ne se baigne jamais dans la même eau. Les molécules sont toujours dans un mouvement imprévisible.

    1. Oui et non. Le substantif « changement » ne change pas oui, mais l’objet du changement, change constamment.

    2. J’aimerai savoir si vous pouvez m’expliquer cette métaphore. « On ne ce baigne jamais deux fois dans le même fleuve  » s’il vous plaît

  2. L’univers est en perpétuel mouvement, l’horloge tourne le temps mais nous demeurons au travers des secondes des jours des années, des decennies et du siècle pas pour tous, identiques nous semble-t-il. Ruse de notre esprit constructeur de cette identité immuable par couches successives incrémentielles qui viennent s’arrimer pour changer sans perception de changement de notre essence, de notre connaissance du monde.
    Par de là notre cessité au changement nous demeurons nous même.

  3. Implicitement, si l’eau du fleuve change, le fleuve garde une identité fondamentale, son nom, donc Héraclite omet le phénomène de l’identité et de sa permanence qui transcende le changement irréversible de l’eau qui s’écoule et dont on ne peut renverser le flux

  4. L’ existence même de la science exige des lois universelles et permanentes, ce qui donne raison à Parménide pour qui le changement, cher à Héraclite, n’est que local alors que le Cosmos ne change pas. Cela est attesté par l’existence des Universaux, ces quantités physiques invariantes dans le temps et dans l’espace, sur lesquelles les lois de la Physique s’appliquent. C’est pour ça qu’en combinant 3 universaux, F. Sanchez a obtenu en 3 minutes (Sept. 1997) le rayon de l’univers, valeur qui s’est avérée plus conforme aux observations que la récente mission Planck, voir Wikipédia, section Analyse dimensionnelle-Cosmologie.

  5. La vérité n’ayant pas besoin d’espace pour quel soit suit.
    celui qui prétende dans sa curiosité affirmé purement et simplement être capable de se baigné deux fois dans le même fleuve devrait montré sa capacité à le faire .

  6. « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve »
    « On ne baigne jamais deux fleuves dans le même foie »
    « On ne se baigne jamais dans deux foies et deux fleuves  »
    « On ne baigne jamais deux dents dans deux fleuves »
    « Des Dents se baignent des fois dans deux fleuves »
    « Deux dents baignent deux fois dans de fleuves »
    « Deux fleuves dans deux doigts baignent deux dents dans du foie »

    Ma contribution à la philosophie.

  7. « Nul Homme ne se baigne deux fois dans le même fleuve car, la seconde fois, ce n’est plus ni la même eau ni le même homme. »
    Héraclite d’Éphèse

    Si notre UniVers est en continuelle évolution, il semble bien que certaines lois, physiques mais aussi universelles (d’où leurs adjectif), qui s’y appliquent restent des constantes.

    En effet, à y regarder de près, il apparaît que le principe qui définit notre présent est en grande partie un invariant, à l’opposé de cette première impression de renouvellement perpétuel.

    L’infiniTé des expressions du présent résultent non pas de changements anarchiques mais bien de l’expression d’un système dont les paramètres d’entrée sont déterminants.

    L’UniVers est un immense système « chaotique », c’est à dire dont l’évolution est imprévisible de par la sensibilité de son évolution aux conditions initiales.

    Par exemple, un simple pendule peut devenir un système chaotique dont le positionnement ne peut être prévisible car sa trajectoire s’établit parmi plus de possibilités qu’il n’existe de particules élémentaires dans tout l’univers connu.

    Imaginez l’infinité des possibles si nous mettons le pendule à l’échelle de l’univers…

    La propriété chaotique de notre UniVers constitue le formidable degré de Liberté qui l’anime et qui évite le déterminisme du présent.

    Le chaos présente une dimension immense,  a tout jamais inaccessible à la compréhension de l’homme.

    L’ordre naîT du chaos… L’ordre, cette forme exprimée, déterminée, constitue un instantané pris au flash du temps, sur un paysage qui se transforme inlassablement.

    Ne confondons pas le cliché avec le paysage, ou l’image dans la tv avec la réalité filmée.

    Pour le photographe chaque cliché sera différents des précédents, mais le paysage lui procéde d’un principe universel.

    L’univers est un bouillon de création.

    Au travers de nos clichés, ces instants du présents juxtaposées, nous devenons des observateurs d’un UniVers bouillonnant, mais nous n’en devons pas pour autant les créateurs.

    Notre capacité à créer, c’est-à-dire déterminer un peu de notre présent, se cache au cœur du principe universeL et chaoTique qui anime toute la créaTion.

    Ainsi au-delà du présent, du créé, en inversant notre vision sur ces instants furtifs exprimés, que nous appelons réalité, se cache une dimension nouvelle indéterminée qui est la Vraie nature fondamentale de toute chose.

    Derrière le premier constat que « Nul Homme ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », se cache un principe de création dont l’expression pourrait être : « Tout regard qu’un homme pose sur lui-même ne lui révèle qu’une infime particule d’un UniVers en perpétuel création ».

    Seul ce regard inversé en nous-même, nous mèner à la source de l’inexprimé.

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